L’orthographe, « on s’en fiche ! »

Se   « fiche-t-on » vraiment de l’orthographe et de l’orthotypographie ?

L’orthographe, késako ?

 

L’orthographe, tout le monde connaît, c’est cet ensemble de règles plus ou moins complexes, plus ou moins tordues, plus ou moins compréhensibles qui s’impose à l’écriture d’une langue et contribue à lui donner sa cohérence.

Il y a derrière chaque mot une histoire fabuleuse, or elle est ignorée car elle ne suit pas le mot comme son ombre dans la traversée du temps. Le mot apparaît donc nu devant nous, sans son passé ni son origine. Par exemple, pourquoi dit-on « les petites gens », d’une part, et « les gens heureux », d’autre part ? Tout simplement parce que « gens » était féminin auparavant, pluriel de « gent » (la gent féminine… sans e à gent !) puis s’est masculinisé à cause de cette fameuse règle qui gomme le féminin au pluriel…

Si je fais des fautes, est-ce un problème ?

A vous de voir…

Mais si j’écris « la reine a décrété un jour férié », je ne dis pas la même chose que si j’écris « l’arène a des crêtes et un jour fait rrrrr yeah ! »

Souvent, la jeune génération s’exclame « l’orthographe, on s’en fiche ! » On peut s’en moquer en effet, mais qui, lors d’une altercation sur les réseaux sociaux, sur un forum ou dans les commentaires d’un blog n’a pas ressenti l’humiliation d’un internaute auquel on faisait remarquer : « vu comme tu écris, avec ton orthographe misérable, si tes pensées sont comme tes mots, elles ne valent rien ! ». Et bim ! Comme le disent les enfants. Le point Godwin de la langue française… « tu fais des fautes donc tu es un imbécile ! ». C’est évidemment totalement injustifié. Je suis la première a défendre ceux qui ont le courage de s’exprimer par écrit en public tout en accumulant les erreurs orthographiques. C’est courageux et je pense qu’il est difficile d’être sans cesse rabaissé pour une faiblesse qui n’est que technique.

L’orthographe est une vitrine, elle correspond, sur internet où le corps n’est pas visible, au vêtement que l’on porte dans la vie : c’est l’un des critères qu’utilisent certains internautes pour définir la compréhension de leur interlocuteur, son niveau intellectuel, sa vision des choses, sa clairvoyance. Elle est malheureusement à la base de nombreux préjugés.

Trois solutions lorsqu’on est confronté à un problème d’orthographe :

– assumer pleinement, quelles que soient les conséquences ;

– se remettre aux études en libérant le temps nécessaire. N’hésitez pas à me contacter ici à ce sujet, je peux vous donner des pistes ;

– faire appel au rédacteur web qui a les compétences requises pour donner à votre site, vos lettres, vos échanges, l’habit qui fera le moine sur la toile.

 

Mais l’orthographe ne suffit pas. Sa sœur, l’orthotypographie, se camoufle partout et vous attend au tournant !

L’orthotypographie, késako ?

L’orthotypographie est encore plus ignorée que l’orthographe. Elle a pourtant son importance. C’est l’ensemble des règles qui impose où et comment mettre des majuscules, comment placer sa ponctuation, etc.

Tenez par exemple, on n’écrit pas « etc… ». C’est un pléonasme orthotypographique : etc et les points de suspension signifient la même chose. « Etc » est suivi d’un simple point et c’est bien assez pour lui ! Etc.

Eh bien cela concerne l’orthotypographie.

Le rédacteur web, lorsqu’il est expert au certificat Voltaire, connaît ces règles.

Il sait par exemple qu’on écrit M. pour Monsieur et non Mr.

Il sait qu’on écrit « Monsieur le Président » lorsqu’on adresse un courrier au président mais « monsieur le président » lorsqu’on parle de lui à quelqu’un d’autre !

Enfin, si vous aviez des doutes sur l’utilité de l’orthographe, voici un article qui explique en quoi les fautes font perdre des millions d’euros aux entreprises en ligne : ici.

Les fautes d’orthographe font perdre des millions d’euros aux entreprises.

Le rédacteur web est donc le spécialiste, non seulement du contenu et du référencement de vos pages, mais également de leur irréprochabilité quant à l’orthographe, la syntaxe, la conjugaison, l’orthotypographie etc.